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C’EST QUOI L’HUMILIATON ?

La force de l’écoute

A – Définition

Si l’on ouvre un dictionnaire, on peut lire ceci :
◦ Souffrance, blessure d’amour-propre ;
◦ Degré extrême d’abaissement moral, d’avilissement, d’indignité ;
◦ Fait d’humilier ;
◦ Ce qui blesse profondément, affront.

Ce qui signifie, que lorsque l’on vit une humiliation, notre corps et notre estime de soi se sentent diminués.
Dans notre histoire, nous avons tous et toutes vécus une situation où l’on s’est sentie humilié. Vous souvenez-vous là ? D’un fait qui vous est arrivé ?

On veut les oublier de nos mémoires. On veut qu’elles nous quittent. Se dire « c’est fini, on en parle plus ».
Mais elles restent là, gravées dans notre corps…dans les cellules de notre corps. Et si nous les fuyons, c’est là le risque, d’être encore humilié ou humiliant.

Il y a une différence entre vivre un fait d’humiliation et porter cette blessure d’humiliation.
L’inconscient ne va pas fonctionner sur le même système.

Nous portons cette blessure d’humiliation si, enfant, nous avons été blessé de cela. La conséquence est que cette douleur peut se répéter régulièrement et le corps est dans un système de « se faire du mal ».

B – Origine

Lorsque je relis le livre de Alice Miller « Mon corps ne ment jamais » et celui de Lise Bourbeau « Les 5 blessures qui empêchent d’être soi-même », la blessure d’humiliation apparaît à l’âge de 1 ans ou 2 ans. Lorsque l’enfant fait ses propres expériences corporelles ( manger ; boire ; toucher les aliments ; toucher son sexe
et autres) et qu’un parent lui dit une parole qui le coupe de sa propre expérience qui lui était agréable.

L’enfant peut alors se couper de son ressenti corporel et il va penser qu’il faisait des choses qu’il ne devait pas faire. Il va intégrer à l’intérieur de lui qu’il n’est pas une bonne personne.

C – Les émotions ressenties

La peur
Une personne qui porte la blessure d’humiliation vit de la peur. Elle a peur d’être humiliée. Et comme cela s’est répété à plusieurs reprises dans sa vie, le cerveau a intégré un autre fonctionnement que celui de la raison.
Les événements traumatiques et douloureux laissent des traces dans notre cerveau notamment dans le cortex frontal et l’amygdale. Je vous transmets, tout en bas de mon article, un lien afin que vous puissiez comprendre ce phénomène du” fonctionnement de  la peur dans le cerveau  chez l’enfant” avec un phénomène à l’identique chez l’adulte.

La colère
Les vécus d’humiliation laisse une grande colère à l’intérieur de soi. Nous ne supportons pas d’avoir été rabaissé. Et c’est là que nous pouvons nous même être humiliant.

D – CONSÉQUENCES DE CETTE BLESSURE

A – perte de l’estime de soi

Une humiliation tend à créer de la fragilité en soi, à se séparer de son propre ressenti intérieur que l’on a naturellement à la naissance. Nous doutons de nous, et des autres. L’humiliation nous détache de notre soi, joyeux et amoureux de la vie.

B – Distanciation avec le groupe

Un vécu d’humiliation peut nous entraîner instinctivement vers la fuite du groupe. Nos cellules de notre corps a gravé un risque potentiel. Elles ont intégré, en nous, la peur d’être rabaissée devant d’autres personnes. Nous allons être aux aguets lorsque nous serons en groupe parce que nous savons qu’il peut se passer quelque chose de désagréable.
 

C – Marques du corps

Le corps porte cette blessure. Il  se peut qu’il soit  plus gros ou en surpoids. Le dos est davantage courbé, symbole de la honte.

Le rapport de bienveillance, de confiance et d’amour en notre corps est rompu. De ce fait, la personne va avoir tendance à se faire du mal. Ses propres limites sont plus difficiles à poser.
Lise Bourbeau, dans son livre « Les 5 blessures qui empêchent d’être soi-même » montre la singularité d’un corps qui porte cette blessure-là.

Pour nous les femmes, qui vivons un modèle sociétal féminin où la ligne fine est importante, il est encore plus douloureux de vivre cette blessure.
A la fin de mon article, je vous transmet un témoignage pertinent d’une femme qui parle de sa blessure d’humiliation.

EN FINALITÉ…

Nous pouvons humilier ou être humilié, à notre dépend, si nous n’y prêtons pas attention.
Et plus particulièrement dans les groupes, je remarque que lorsqu’il y a de la gêne dans un groupe, une personne va alors être bouc-émissaire.
Plus l’on prend soin de regarder nos blessures, moins elles seront présentes dans notre vie.

A travers cet article, j’ai envie de vous dire « Prenons soin de nous et entre nous ». Si nous avons blessé une personne, ayons l’humilité de demander le pardon. Si nous avons été humilié, ayons la force de le dire à la personne concernée.

Anne-Cécile

You tube-1
La blessure d’humiliation
Votre chaîne psi-rituelle

https://youtu.be/KdZ1CYZSv30

 You tube-2

Comment fonctionne la peur dans le cerveau d’un enfant ?
Horizon famille – Explications de Cyrielle.
https://youtu.be/kkvTvC5twY4

Bibliographie- 3

Alice Miller, « Notre corps ne ment jamais », Édition Flammarion,  2004.

Lise Bourbeau , « Les 5 blessures qui empêchent d’être soi-même », Édition ETC, 2013.

 

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